RIO DE JANEIRO!

Résumer  Rio de Janeiro en deux mots serait grotesque mais  j’aimerai en choisir deux pour la décrire : CONTRASTE et MELANGE.

Le mélange, parceque ce qui saute aux yeux lorsqu’on est à Rio c’est la diversité qui anime la ville. La diversité des visages et le métissage  qui s’illustre à chaque centimètre de chaque rue. Le mélange entre les cultures, entre les peuples, entre les histoires. Des histoires qui sont complexes et parfois opposées. Des peuples très différents qui le sont parfois dangereusement.  Et des cultures parfois très éloignées que rien ne pouvait destiner à cohabiter, se retrouvent à Rio mêlées, mélangées, entrecroisées  créant ainsi une nouvelle histoire, une nouvelle culture, un nouveau peuple. Bien sûr tout n’est pas rose et des discriminations restent, de vieilles rancoeurs  perdurent, des idées reçues font la vie dure. Mais il est certain que le mélange a réussi, que cette culture, que ce peuple, aux multiples racines ne risque pas de s’effondrer à la première tempête.

La couleur enchante la ville la laissant s’envoler, au rythme de la samba,  sur un piédestal mérité.  Une danse chaleureuse qui invite sans attendre tous les Hommes de passages qui ne demandent qu’à s’imprégner du mélange le plus audacieux que la destinée de l’humanité  nous est offert.

Ce mélange qui parfois apporte des contrastes étonnant à l’image de ces églises ou ce Christ majestueux qui semble protéger la ville et ces offrandes posées sur les trottoirs pour les Orishas (divinités de la religion animiste fondée par les esclaves). Des contrastes à Rio il y en a partout et tout le temps. Ces  galeries marchandes modernes qui font concurrence aux vendeurs ambulants. Ces favelas qui arpentent les parois les plus raides et se dressent dans un équilibre surprenant défiant ces buildings qui témoignent de l’essor économique du Brésil et de la ville. Ces hommes d’affaires qui défilent dans les rues devant ces innombrables SDF qui airent une bouteille à la main. Ce monde sur les plages qui prend le temps de bronzer et celui qui s’entasse dans les transports en commun. Les graffitis qui colorent les murs de la ville et le triste gris des bâtiments de ciments. Les bus de la ville et les vans Volkswagen, les gros 4X4 et les magnifiques Coccinelles. Les boîtes de nuits modernes aux fêtes de quartier populaires, les routes de tarmac aux ruelles de pavées, des plages et de l’océan aux montagnes et aux forêts. Rio c’est tout ça, c’est ces mélanges, c’est ces contrastes. C’est les toucans qui se posent près des balcons, les perroquets qui parlent de chaque côté d’une rue, ou encore les singes qui viennent toquer à votre fenêtre alors que vous êtes dans une mégalopole de onze millions d’habitants.

Une ville dans la nature, une modernité qui s’est invitée au cœur d’un paradis terrestre que je ne peux m’empêcher d’imaginer encore vierge. Une ville où vous ne pouvez pas vous sentir enfermé parce qu’elle est ouverte. Ouverte sur le monde grâce à sa diversité, et ouverte sur la nature grâce à sa proximité. En quelques minutes vous vous baladez dans la jungle ou vous êtes dans l’océan.

Le dynamisme qui anime et qui pousse  la ville (et peut-être le Brésil) est palpable et impressionnant. Le dynamisme culturel et intellectuel se ressent à travers tous les projets sociaux et autres mais aussi à travers les fresques qui colorent les rues, les airs de musique qui s’échappent des fenêtres, des artistes qui rayonnent dans les quartiers et des expositions que l’on trouve un peu partout. Mais le dynamisme est aussi économique pour le pire et le meilleur. Le meilleur c’est sans doute la qualité de vie que beaucoup ont trouvée, le pire c’est ceux qui ont été laissé sur le bord. En effet cette poussée est si forte que beaucoup sont tombés du train où n’y ont pas eu leur place. Et Rio ne peut pas l’oublier car les favelas font parties du décor, elles s’entrelacent entre chaque quartier, dans chaque place qui aurait été inconstructible. Et puis, il y a tous ces gens sans abri réunies sur les places publiques ou recroquevillés sur un trottoir dans l’obscurité, dans l’oubli d’un monde qui parfois court  trop vite en oubliant de regarder derrière  lui.

Lorsque je vois ces SDF qui croupissent dans les endroits sombres du centre urbain, je me rappelle les cerfs-volants colorés des enfants des favelas, qui, perchés sur le toit de leurs modestes habitations font danser l’espoir dans le ciel de la ville.

Rio c’est donc un peu tout ça, les contrastes, les mélanges, des blancs, des noirs, des latinos, des Amérindiens. Des cultures, des histoires, des croyances, qui se sont mêlées  pour unir des gens différents de telle sorte que tout le monde puisse se retrouver un peu dans Rio. Comme si cette ville peut convenir, au moins pour un temps, a chacun s’il  a déjà sa place sur le train de Babylon ou  celui de Zion.

Julien

plus de photos de RIO: http://www.flickr.com/photos/julien-masson/

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