Pensées en blog-notes – 1

Dans le bus de nuit entre Abancay et Ica (Pérou). Le chauffeur roule vite, très vite, façon sportive, tendance veut gagner un rallye  Le bus est haut, très haut, pour mieux tanguer, pour plus de sensation ! Mais ce n’est pas un simulateur, c’est bel et bien un bus péruvien. Alors je pense :

–          L’Homme est sociable mais sauvage. S’exprime mais hypocritement. Sait aimer mais préfère haïr. L’Homme est un paradoxe complexe qui se complaît de la facilité.

 

–          L’Homme moderne est un arbre sans branche, j’espère au moins qu’il a des racines.

 

–          L’Homme moderne est pressé. Pressé comme un citron avec la même amertume. Lorsqu’il n’a plus de jus on le jette.

 

–          L’Homme n’existe qu’en philosophie. Il n’a ni tête, ni cœur, ni jambe, ni bras. Il est une idée utopique, une unité insoluble. Un rêve d’humaniste ou un futur lointain.

 

–          Si comme le pense Berkeley le monde n’existe pas en dehors de notre pensée. Peut-être devrions nous fermer les yeux et le penser différemment.

 

–          Le pessimisme s’est faire preuve de réalisme tout en niant le poids de sa propre pensée.

 

–          Dans notre consommation excessive nous ne connaissons plus la durabilité, que ce soit des objets, des relations ou des bâtiments. Jamais notre monde n’a été aussi éphémère et jamais nous ne nous sommes sentis aussi éternels et invulnérables.

 

–          Le cœur n’a pas d’œil mais il guide les gens heureux. La tête qui voit clair guide les peureux.

 

–          « –  On n’a qu’une vie !  clame le prétentieux pour justifier son insouciance.

–  En es-tu sûre ?  lui rétorque le sage.»

 

–          S’attacher à un passé c’est construire sa prison.

            Ruminer un passé c’est boire un poison.

           Vivre dans le passé c’est être un mort-vivant .

 

–          Chercher l’authenticité peut parfois provoquer des nausés. (Les voyageurs me comprendront…)

 

–          La solitude est nécessaire à la construction de l’être. Ne pas savoir être seul c’est ne pas s’accepter.

 

–          Que cherche-t-on en ouvrant les yeux dans une piscine ? Le clore qui les pique ?

 

–          Parfois être humaniste ça fatigue comme de ne croire en rien.

 

 

–          Avoir des idéaux ça rassure comme de se construire un clocher. Eh bien j’aime quand les pigeons chient sur le mien. ça me rappelle qu’ils ne valent rien.

 

–          Toute personne qui n’éprouve pas de plaisir en mangeant un plat délicieux (tout en ayant ses sens) est réduit à l’état de machine.

 

–          Le bonheur ne se cherche pas il se vit.

 

–          Le bonheur n’existe que dans l’instant.

 

–          Les Hommes aiment être jugent. Pour cela des fois, ils s’assoient sur un banc public.

 

–          Être tiède c’est facile dans un mode qui ne demande que ça. « Mettre de l’eau dans son vin » dit-on. Mais le dit-on à un oenologue ? Exister c’est être chaud ou froid, noir ou blanc. Le gris c’est la transparence, l’inexistence.

 

–          L’ordre et la sécurité c’est ce que demandent les moutons à leur berger en n de leur laine. Vivre tranquille, sans danger, surveillés, protégés et bien guidés c’est ce qu’ils demandent à leur bourreau en échange de leur viande.

 

–          Une fourmi demande à un termite :

           « Comment fait-on un palais ? »

           « Avec de la terre et des mythes . »

           Nos rois avaient tout compris.

 

 

 

Fin.

 

Julien Masson

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2 réflexions sur “Pensées en blog-notes – 1

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