La capitale sucrée (BOLIVIE)

Comme une cerise sur le gâteau, Sucre est sur les Andes. Une douceur dans l’aridité de l’altitude. Une ville haute en couleur mais surtout majestueuse. Capitale  éclipsé par la Paz mais qui garde toute son importance historique lorsqu’on sait que c’est ici, à la Casa de la Libertad que fut signée l’indépendance de la Bolivie  le 6 août 1825. Toute l’élégance d’une ville coiffée par l’Histoire. De ses ruelles pavées à son architecture coloniale, de ses églises splendides à son blanc immaculé qui contraste le bleu du ciel azur.

Son marché central s’anime tous les jours. Le matin les jus de fruits frais se vendent comme des petits pains. Pour les plus gourmands des salades de fruits sortis d’un monde enchanté se déguste assis sur un banc en admirant ces femmes qui les préparent. Gâteaux, beignets, empanadas se vendent dans les rues. A l’étage du marché central, les veilles dames vendent d’abondantes assiettes dans lesquels cohabitent patates, riz, salades, viande, œufs, oignons et betteraves. On mange ensemble, on savoure et on admire cette cuisine populaire .

Les monuments historiques, les musées et les places ne manquent pas d’intérêt ni de laisser sous le charme. Comme le parc Bolivar qui accueille chaque soir des centaines de personnes de tous les âges qui viennent développer leur talent de danseur ! Incroyable ballet qui se joue sous le regard des plus timides. Les fanfares jouent dans tous les coins et font danser les citadins dans une bonne humeur contagieuse.

Prendre de la hauteur en grimpant par le chemin de croix sur le cerro Churuquella en humant le parfum envoûtant des eucalyptus ou admirer la vue sur la ville depuis la place du monastère La Recolta permet outre  de passer un agréable moment, se rendre compte que la capitale de la Bolivie n’est pas à mettre dans le sac des grands centres urbains sans âme.

Le 2 septembre en Bolivie, c’est la journée sans voiture ! Nous avons pu profiter pleinement de la perle des Andes dans un silence édifiant. Les enfants jouent dans les rues, les vélos circulent sans crainte et défilent  fièrement, les vieux savourent une glace, la ville est plus vivante que jamais.

Ah que c’est bon une ville sans klaxon sans fumée d’échappement, sans embouteillage. Une ville pleine de piétons aux  parcs pleins de danseurs, d’enfants, de vieux et d’amoureux. Le soir la musique bas son plein comme le cœur de cette capitale qui pour une fois n’a rien en commun avec les autres. Sucre, nichée entre les montagnes, à l’air semblable à celui du midi, n’a pas de mal à nous faire comprendre pourquoi ici les Hommes ont aimé rester.

 

Julien Masson

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Aventure dans les Balkans: Episode 1 (SERBIA)


SERBIA

Après 17 heures de route nous arrivons enfin à Belgrade en Serbie. Nous constatons rapidement qu’ici le temps semble s’être arrêté. A quelle époque ? Difficiles à dire pour nous qui sommes nés au milieu des années 80 ! Mais il y a comme une image dans notre esprit de ce que pouvait être le monde de l’autre côté du mur avant sa chute de 89.

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Château Rouge et le 18ème!

De Barbés à Château Rouge en passant par la Goutte d’Or, vous voilà au cœur du Paris populaire le plus exotique qui soit. En quête d’épices, de nourritures tropicales, de vêtements bon marchés ou tout simplement de se retrouver dans un lieu animé, vivant et transpirant de réalité, vous êtes où il faut !

Château rouge c’est l’Afrique dans Paris ! Un continent entier dans un quartier ! Laissez vous déambuler dans son marché curieux de tout ces produits venues de si loin afin, sans doute, de laisser un goût d’Afrique, une odeur d’Afrique, un souvenir palpable à tout ceux qui ont dû la quitter. Et peut-être aussi pour offrir un parfum d’Afrique, une chaleur, un exemple de vie d’un continent qui dans la tête de beaucoup est mort et lointain.

Château rouge et tout le 18ème a aussi ces démons comme tous ces quartiers populaires qui mêlent leur richesse à la pauvreté, l’espoir et la vie à la misère proche. Mais Château rouge est tellement plus ! Ici la nostalgie de se retrouver loin de chez sois, la culpabilité d’avoir laissé les siens, la tristesse d’être si loin de ces racines laisse place à la joie, la couleur et la lumière d’un continent qui c’est fait sa petit place au cœur de Paris !

Château rouge vous ne connaissez pas encore ? Voilà un Paris qui ne vous laissera pas indifférent !