G4P dans le Dauphiné Libéré

Dauphiné Libéré - vendredi 17 octobre 2013

Dauphiné Libéré – vendredi 18 octobre 201

Globetrotte 4 Peace était présent au Grand Bivouac et ce fut l’occasion d’échanger et de partager avec beaucoup monde. De très belles rencontres notamment avec les Premiers Pas de l’Aventure et les élèves des écoles et collèges que nous avons reçues le vendredi toute la journée.

Nous remercions le  Grand Bivouac qui réveille Albertville tous ces mois d’octobres et pour ce goût de l’aventure, de l’échange et du voyage qu’ils transmettent durant ce festival. Nous les remercions aussi de nous avoir offert ce stand et pour leur don en livres de voyage – récoltés durant le festival – qui seront revendus au festival Livres en Marches les 23 et 24 novembre aux Marches à 8 km de Chambéry.

Bien entendu merci à tous ceux qui ont fait don de leurs livres ou qui sont passés nous rendre visite! 🙂 Pour ceux qui veulent encore faire don de leurs livres de voyage (livres photos, chroniques, romans, guides de voyage etc.) vous pouvez encore les envoyer au Grand Bivouac ou directement à Globetrotte 4 Peace – 12, route de la Bottière, 73200 VENTHON.

Encore merci pour votre soutien.

Nous vous rappelons aussi qu’une Bourse de 300€ est à gagner sur le thème d’un « Voyage Déroutant »! Alors si vous prévoyez un voyage et que vous souhaitez en rapporter un rendu sous forme d’oeuvre  ( expos photos, carnet de voyage, vidéo, documentaire etc.) n’hésitez pas à nous envoyer la fiche d’inscription à remplir sur le site www.globetrotte4peace.com dans la rubrique Bourse G4P.

Merci à Jean-François Casanova pour ces deux parutions de G4P dans le Dauphiné Libéré du vendredi 18 octobre et lundi 21 octobre.

Dauphiné Libéré 20 octobre

Dauphiné du lundi 21 octobre

SOURIRE DU CONGO

Sourire du Congo

Le quartier n’a ni eau courante, ni électricité, ni hôpital, ni école… les cicatrices de la guerre sont omniprésentes – dans les habitudes, les réflexes vifs, les souvenirs – et pourtant il est là – Précieux – lui et tant d’autres, et son sourire radieux, son rire sincère et profond, et ses yeux, oh! ses yeux qui pleurent de joie!

Il est là Précieux,  et il éclabousse le monde de sa simplicité, de son bonheur intemporel, de cet instant de grâce qui défie toutes les médiocrités des hommes.

Ils sont là, les joyaux du Congo, dans ces rires éclatants!

Julien Masson

PROJET: LE VOYAGE ET L’ECOLE

Il y a chez l’enfant, la plus belle expression de l’Homme, parce qu’il n’a ni jugement, ni projet, ni soucis, mais il a cette douce curiosité innocente. L’enfant se mou, s’agite, touche à tout pour « sentir » par lui-même, il se crée par l’expérience. L’enfant rêve joyeusement, il voit le monde comme une merveille fantastique, un jeu infini. Et il bouge, il sourit, il pleure, il rit, pour de simple choses. Lire la suite

GLOBETROTTE 4 PEACE

Globetrotte 4 Peace

L’on voyage dans ce monde, trop souvent spectateur de la beauté et de la laideur, du bonheur et de la terreur, anonymes vagabonds, passagers du temps qui nous porte dans les injustices du monde des Hommes, dans ses méandres, dans les inégalités et les destructions. En tant que voyageurs, nous ne pouvons pas rester spectateur, il est en notre devoir d’agir, être une de ces gouttes d’eau qui font les océans, une de ces pierres qui font l’édifice, ou au moins, être des voyageurs à la trace légère dans la nature, dans les cultures, mais des voyageurs actifs qui se démènent pour que ce monde soit meilleur.

Ainsi nous avons fondé en décembre 2011, avec mon ami Clément Burelle, l’association Globetrotte 4 Peace qui a pour but de créer et/ou soutenir des projets et actions pour un monde meilleur basé sur le respect de la vie – et la philosophie du voyage. Lire la suite

La côte nord de Californie

Assis, les pieds dans une terre rouge issue de la roche des nombreuses collines environnantes, je laisse mon esprit planer comme le faucon, qui à quelques pieds, flotte dans l’air qui le soulève au-dessus du Golden Bridge. Ce fameux pont, couleur âpre, rouge sang rouillé, orange internationale dit-on officiellement, traverse avec ingéniosité l’estuaire de la baie de San Francisco qui s’ouvre sur le grand Pacifique. Ce pont suspendu, aux larges structures, reconnu ouvrage d’art utile (devons-nous comprendre que certains, peut-être plus émotif ou sensitif, ne le sont pas ?) pourrait paraître bien disgracieux en d’autres circonstances, mais n’est-il pas ici, la porte de la ville mythique de San Francisco, la cristallisation des rêves de tant de gens ? Il prend là toute sa grâce, relient la ville magique aux collines vêtues d’un maquis fourni en papillons et oiseaux de toutes sortes, enivrant les promeneurs d’une myriade d’odeurs, tantôt d’un vert sombre ou strict, tantôt de l’or des pailles qui brillent au soleil californien. Sous la symphonie des oiseaux et la brise de l’océan qui lape mon visage, j’ai ce pont et cette ville sous mes pieds, et je ne m’en lasse point. Un voilier franchit, sur le dos de l’estuaire qui scintille d’un bleu acier, l’ombre du pont suspendu. Je pensais qu’il n’y avait pas meilleure façon d’enter dans la ville qu’en empruntant en voiture cette voie singulière et historique. Mais, en admirant le foc prendre la poupe et franchir dans un plein silence, sous le vacarme des voitures, la porte de la ville, je ne doute pas que la magie de cet instant éclipse la lourdeur du véhicule motorisé.

"Cette route côtière se tourmente sans cesse afin de suivre, le plus sincèrement possible, le littoral déchiqueté par la puissance de Poséidon."

« Cette route côtière se tourmente sans cesse afin de suivre, le plus sincèrement possible, le littoral déchiqueté par la puissance de Poséidon. »

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Les forêts de Sequoias

Nous sommes accueillis dans le nord de la Californie par une immense forêt de séquoia. Que dire de ces forêts millénaires ? Tels des citadelles, les conifères ancestraux s’élancent vers les cieux, ombragent l’humus, propagent dans les bois du Redwood l’atmosphère poignant des âges reculés. Imaginez, une sorte d’épicéa dans la forme de ses aiguilles, un pin dans sa coupe, dépassant parfois les cent mètres de haut et huit mètres de diamètre. Leurs écorces profondes décrivent des univers entiers, des cartes de contes mystérieux, un royaume fantastique et épique qui ferait office de royaume merveilleux. Signé de ses rides millénaires, l’arbre qui tiendrait nos vieux chênes pour arrière petits enfants, incarne la sagesse. L’histoire est inscrite dans sa sève et coule en lui, détenteur de la connaissance des époques qui n’appartiennent ni à l’Homme moderne, ni à l’écrit qui salie la mort des bois. Je ne peux m’empêcher voyant quelques boursouflures ou tumeurs qui sortent de leurs troncs comme des têtes ou des membres, d’imaginer les esprits qui vivent en ces majestueux conifères. Lire la suite

Dans l’esprit d’Orego

"une gerbe vieille de 1300 ans s’étale en flaque noire brillante au milieu de la grande forêt" Newberry national volcanic monument - Oregon

C’est ici, à Portland que nous pénétrons l’état de l’Oregon. Quatre fois plus grand que le Washington et deux fois moins peuplé. Sur l’ouest et le centre s’étale une jungle de conifères au vert aussi profond et sombre que l’histoire. L’odeur mielleuse de résine active en ce printemps, chatouille les conduits nasaux, prophète d’un été certain, éternel retour des cycles. La démographie quelque peu dépouillée offre par sa timidité de longues distances de paix sans Homme. Le « wild », sauvage libre, vie expansive, s’en donne à cœur joie et l’humus est empreint de ses traces. La route se délie dans cet univers vert bleuté, cet océan forestier, épousant ce relief parfois vallonné, d’autres fois escarpé, toujours brute, formé par les éruptions des volcans. Lire la suite

L’aimant des villes

La tradition scrute la modernité - La Paz (Bolivie)

La tradition scrute la modernité – La Paz (Bolivie)

Perché dans les airs, profanant le royaume des êtres à plumes, dans un de ces oiseaux de fer qui polluent l’atmosphère et sa légèreté, je survol l’Amérique des grandes plaines. Souvent, les Etats-Unis, dans nos idées atrophiées, ce sont les grandes villes. Ce qui m’amène ici c’est tout le contraire. Ce sont les grands espaces que le vieux continent, depuis trop longtemps peuplé par l’Homme blanc, son ambition ravageuse, sa curiosité mal placée et son orgueil démesuré, n’ont pas sus préserver. Ces grandes plaines qui sont synonymes mêmes de la liberté. Là où ont couru Sitting Bull et Crazy Horse, là où des nuées de Bisons détallaient librement avant que le visage pâle, en quatre siècles, réduisit leur nombre de plus de 50 000 000 à 750 ! Ces plaines qui se confondent avec le ciel, défiant l’horizon, concrétisant la notion étrangère à notre esprit, d’infinité, de la non-limite, de l’expantion éternelle. Perché là-haut, où devrait être l’aigle et non l’Homme, je rêve de courir comme un Sioux, dans les herbes de la plaine. Lire la suite

La tête de la pieuvre

Ce parc gigantesque (Central Park), faussement naturel, poumon artificiel des citadins New-Yorkais, s’étale dans Manhattan, séparant Harlem et le Bronx du sud de la ville. Là-bas où brille Time square, Chelsea, Broadway, et le nouveau World Trade Center. Les rues sont larges, mais la hauteur invraisemblable des bâtiments, donne au tout, un aspect encaissé. A l’ombre des tours, la fourmilière grouille, chacun s’active à sa tache, à son rôle, au bon déroulement du système. Lorsque midi approche, les vendeurs de donuts laissent place à ceux de hot dog, et toujours dans la même frénésie, chacun se ravitaille sans perdre de temps, dans les fast-foods, les pizzas sur le pouce, les tacos ou les sandwichs orientaux dégoulinants de sauce.

Au pied du nouveau World Trade Center, on s’imagine la chute des jumelles qui le précédaient. C’est tout un symbole qui fut frappé ce tragique premier jour – selon le calendrier copte (premier calendrier Chrétien) – du 3ème millénaire. Nous sommes les jeunes de cette génération. Celle de la cristallisation du nouvel ordre mondial. De la dictature mondiale du marché, de l’économie, de la pensée. Ce fut le point zéro. Parce que l’histoire a besoin de dates, l’Homme de chronologie, de repère dans le temps qui s’évade. Chacun des jeunes de ma génération se souviendra du 11 septembre 2001. Du crie sourd de la peur. La peur, de la terreur qui s’immisce dans la peau, franchissant les seuils de nos chaumières par la boîte à image, par les ondes des radios et de l’internet. La division, le règne sur le troupeau de bêtes. Lire la suite

Le chant d’Harlem

Browstones de Harlem - Série de maisons en grès rouge, identiques, construites au XIX siècle. Browstones de Harlem – Série de maisons en grès rouge, identiques, construites au XIX siècle.

Sur la 125ème, entre vendeurs Portoricains de donuts, et vendeurs noirs à la sauvette, quelques camés finissent leur nuit d’épaves échouées sur les trottoirs d’Harlem où naviguent des sachets plastiques balayés par les vents printaniers. A deux carrés, une église nous accueille pour le sermon du dimanche. Les chœurs gospels emplissent les âmes vides et emportent les âmes pleines. Voilà une démonstration d’amour qui s’échappe des Hommes, une étincelle divine qui transite par une trachée pour éclabousser la foule de l’énergie de la vie. Et les paroles de Louis Armstrong prennent là tout leur sens :

« Ce que nous jouons, c’est la vie ! » Lire la suite

La folie citadine

Broadway - New York 2013

Broadway – New York 2013

Je me balade sur Broadway avec la démarche des Gendarmes, la tête qui oscille vers les cieux, et Saez qui hurle dans mes oreilles d’une voix nasillarde : « God blesse America ». Je ne peux pas m’empêcher de sourire bêtement, comme un enfant, c’est que j’ai l’impression d’être dans un film. Étrange ressenti. New-York, on a l’impression de connaitre pis en même temps, on ne connaît pas. Si bien que, lorsqu’on y est, ça semble irréel  spectateurs une fois de plus, du rêve américain, du délire mégalomane d’un pays prophète, d’une propagande bien faite. « America is God ! » pour bien du monde, mais pas pour le bien du monde. Les drapeaux flottent patriotiquement sur les façades des tours de Babel, qui s’élancent comme des minarets vers le ciel, caressent les dieux, insolents, d’acier et de ciment, de brique et de fric, de sueur et de labeur. L’irrégularité, l’imperfection, qui par leur dichotomie en font la perfection est anéanti dans la construction des démons fait homme, en éloge de la ligne droite, du carré, du parallèle et du perpendiculaire. L’architecte à équerre n’est qu’un profane de la nature qu’il blasphème. Elle, d’un nombre d’or ou de rien, souffle la vie dans chaque recoin. Lire la suite

La silhouette de la liberté

Le fameux drapeau Américain, qui flotte patriotiquement, sur les façades des tours de Babel. USA 2013

Le fameux drapeau Américain, qui flotte patriotiquement, sur les façades des tours de Babel. USA 2013

Le temps passe et fidèle à moi-même, je le laisse faire, sans tenir la discipline qui fait l’être, en me laissant balancer par le vent que j’admire. Presque 5 mois passé en France depuis le retour d’Amérique du Sud, et pas un article. Mais me voici, depuis quelques semaines, de nouveau sur les routes. Une destination qui c’est un peu décidé au dernier moment. Nous hésitions, notre cœur balançait, Afrique de l’Est ? du Sud peut-être ? et pourquoi pas USA ? Lire la suite

MAUX DU BOUT DU MONDE (COLOMBIE)

 De l’horizon jaillissent des fuseaux de pensées bercés par les lueurs d’un monde fantastique qui parait aussi abstrait qu’un rêve, et pourtant, aussi réel que notre présent. D’un orange profond s’évade des teintes rosées qui enchantent le ciel au bleu persan. Ces jets de couleurs qui s’exhortent de l’horizon m’apportent par leur grâce les mots de cette lettre. Du bout du monde, là où l’imaginaire s’envole, là où les sentiments s’affolent ou se taisent, la plénitude s’installe et nous murmure les mots du cœur, les maux de la terre. Les teintes orangées viennent colorer le sable sous mes pieds nus, ici, au bout de la péninsule de la Guajira. Lire la suite

Le voyage – Mon école

Pourquoi suis-je parti à 18 ans en Afrique ? Voilà une question que l’on me pose souvent. Une question sans trop de réponse. N’avez-vous jamais ressenti le souffle de la vie ? Un souffle qui vous conte les rêves les plus fous ? Un souffle, un esprit, une conscience, des signes, une énergie qui vous dit : vas-y c’est maintenant ! Où ? Nous l’ignorons et c’est pour cela qu’il est délicat de s’en aller. Contre toute opinion, parfois toute logique, il faut lâcher la laisse, se laisser porter par les vents de l’inconnu vers nos rêves les plus fous.

La vie est mouvement. Le souffle de la vie, la langue du monde, l’énergie de l’univers portent les âmes légères. C’est ce que j’ai voulu lorsque je suis parti pour la première fois en Afrique, lâcher prise, balancer un avenir certain, une routine alarmante, un Julien qui n’était pas moi.

J’ai fêté mes 19 ans au Bénin, je fête aujourd’hui mes 26 ans en Colombie. Qui a-t-il entre les deux ? Qu’en est-il  7 ans plus tard ? Lire la suite