MAUX DU BOUT DU MONDE (COLOMBIE)

 De l’horizon jaillissent des fuseaux de pensées bercés par les lueurs d’un monde fantastique qui parait aussi abstrait qu’un rêve, et pourtant, aussi réel que notre présent. D’un orange profond s’évade des teintes rosées qui enchantent le ciel au bleu persan. Ces jets de couleurs qui s’exhortent de l’horizon m’apportent par leur grâce les mots de cette lettre. Du bout du monde, là où l’imaginaire s’envole, là où les sentiments s’affolent ou se taisent, la plénitude s’installe et nous murmure les mots du cœur, les maux de la terre. Les teintes orangées viennent colorer le sable sous mes pieds nus, ici, au bout de la péninsule de la Guajira. Lire la suite

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Une mer à 4000 m (BOLIVIE)

Un bleu profond comme celui des calos de l’ONU, un air marin presque méditérannéen, un crie de mouette, une cordillère Royale et un soleil qui plonge dans ce tableau.  Le lac Titicaca fait rêver depuis des milliers d’années. Les Incas ont vu en lui la naissance de leur monde, lorsque certains en ont vu la fin, sacrifié face au soleil couchant.

Prisonnier du temps qui forme le visage de la patate que nous peuplons, Titicaca fut emprisonné par les robustes sommets enneigés. Pénible destin pour un bout d’océan forcé à devenir un lac. Mais quel lac ! D’anonymes morceaux d’océan  il est devenu le plus haut lac navigable du monde et père d’une cosmogonie qui régit la vie d’une région entière.

Copacabana , aux allures de station azurienne, nichée au creux d’une crique au sud-est du lac, vend ses excursions à ceux qui veulent rêver avec le lac. La cathédrale dressée par les Espagnols témoigne de leur machiavélisme. Le soleil se couche en éblouissant les trois croix copiant ainsi le temple du soleil de l’Isla del Sol. Tout est bon pour convertir ! A coup de massue sur les cultures et les croyances, de détermination et de persévérance, de trahisons et de stratégies douteuses, l’Amérique du Sud s’est vue agenouillée devant la toute-puissance du Vatican. Le temps n’y a rien changé, aucun ne retourne sa veste et tous prient le Dieu des Chrétiens.

Si l’Homme est un loup pour l’Homme, dans le temps il en est aussi le mouton.

(Le soleil sur les croix de Copacabana – Bolivie 2012)

L’isla del Sol est une perle qui flotte sur ce bleu marin. Des aires majorquais, quelque peu corse sur cette île symbole de l’Empire Inca. Des plages de sable blanc, des eaux lucides, des campeurs et des lamas. Le nord de l’île garde un semblant d’authenticité. Les habitants élèvent cochons et moutons en attendant de vendre quelques truites aux touristes. Un sentier à guichets sillonne les crêtes qui se perchent 200m au-dessus des eaux. Le sud de l’île c’est « mercantile island ». Pizzerias en souvenir culinaire Inca, groupes d’Allemands en bermuda et bateaux folkloriques avec équipage déguisé. Le charme de l’île est sans appel, les agences et les guides le savent.

(criques au sable blanc – Isla del Sol – 2012)

Mais Titicaca c’est des centaines d’îles et même des artificielles ! Fabriqués par les Amérindiens Oruros pour fuir les Tiwanakus. Les milliardaires Qataris n’ont rien inventé ! Les îles flottent toujours du côté de Puno au Perou habitées par des usurpateurs, des pseudos descendants d’Oruros qui exploitent le filon pour survivre sur le lac des dieux.

A 3850m les eaux des océans lointains ont fait naitre les mythes les plus extraordinaires et enfantent encore aujourd’hui dans l’imaginaire des touristes les fantasmes les plus fous. On y vient en masse profiter de ses secrets, de son calme et de son soleil si vénéré.

 

Julien Masson

PS: De plus en plus de visite par jour. Merci à vous qui lisez, suivez et partagez.  N’hésitez pas à vous inscrire sur la droite du blog pour être averti des nouveaux articles sur votre boite mail.

(île perdu dans les eaux de Titicaca – Bolivie 2012)

 

(enfants sur un ponton de l’Île du Soleil – Bolivie 2012)

 

RIO DE JANEIRO!

Résumer  Rio de Janeiro en deux mots serait grotesque mais  j’aimerai en choisir deux pour la décrire : CONTRASTE et MELANGE.

Le mélange, parceque ce qui saute aux yeux lorsqu’on est à Rio c’est la diversité qui anime la ville. La diversité des visages et le métissage  qui s’illustre à chaque centimètre de chaque rue. Le mélange entre les cultures, entre les peuples, entre les histoires. Des histoires qui sont complexes et parfois opposées. Des peuples très différents qui le sont parfois dangereusement.  Et des cultures parfois très éloignées que rien ne pouvait destiner à cohabiter, se retrouvent à Rio mêlées, mélangées, entrecroisées  créant ainsi une nouvelle histoire, une nouvelle culture, un nouveau peuple. Bien sûr tout n’est pas rose et des discriminations restent, de vieilles rancoeurs  perdurent, des idées reçues font la vie dure. Mais il est certain que le mélange a réussi, que cette culture, que ce peuple, aux multiples racines ne risque pas de s’effondrer à la première tempête.

La couleur enchante la ville la laissant s’envoler, au rythme de la samba,  sur un piédestal mérité.  Une danse chaleureuse qui invite sans attendre tous les Hommes de passages qui ne demandent qu’à s’imprégner du mélange le plus audacieux que la destinée de l’humanité  nous est offert.

Ce mélange qui parfois apporte des contrastes étonnant à l’image de ces églises ou ce Christ majestueux qui semble protéger la ville et ces offrandes posées sur les trottoirs pour les Orishas (divinités de la religion animiste fondée par les esclaves). Des contrastes à Rio il y en a partout et tout le temps. Ces  galeries marchandes modernes qui font concurrence aux vendeurs ambulants. Ces favelas qui arpentent les parois les plus raides et se dressent dans un équilibre surprenant défiant ces buildings qui témoignent de l’essor économique du Brésil et de la ville. Ces hommes d’affaires qui défilent dans les rues devant ces innombrables SDF qui airent une bouteille à la main. Ce monde sur les plages qui prend le temps de bronzer et celui qui s’entasse dans les transports en commun. Les graffitis qui colorent les murs de la ville et le triste gris des bâtiments de ciments. Les bus de la ville et les vans Volkswagen, les gros 4X4 et les magnifiques Coccinelles. Les boîtes de nuits modernes aux fêtes de quartier populaires, les routes de tarmac aux ruelles de pavées, des plages et de l’océan aux montagnes et aux forêts. Rio c’est tout ça, c’est ces mélanges, c’est ces contrastes. C’est les toucans qui se posent près des balcons, les perroquets qui parlent de chaque côté d’une rue, ou encore les singes qui viennent toquer à votre fenêtre alors que vous êtes dans une mégalopole de onze millions d’habitants.

Une ville dans la nature, une modernité qui s’est invitée au cœur d’un paradis terrestre que je ne peux m’empêcher d’imaginer encore vierge. Une ville où vous ne pouvez pas vous sentir enfermé parce qu’elle est ouverte. Ouverte sur le monde grâce à sa diversité, et ouverte sur la nature grâce à sa proximité. En quelques minutes vous vous baladez dans la jungle ou vous êtes dans l’océan.

Le dynamisme qui anime et qui pousse  la ville (et peut-être le Brésil) est palpable et impressionnant. Le dynamisme culturel et intellectuel se ressent à travers tous les projets sociaux et autres mais aussi à travers les fresques qui colorent les rues, les airs de musique qui s’échappent des fenêtres, des artistes qui rayonnent dans les quartiers et des expositions que l’on trouve un peu partout. Mais le dynamisme est aussi économique pour le pire et le meilleur. Le meilleur c’est sans doute la qualité de vie que beaucoup ont trouvée, le pire c’est ceux qui ont été laissé sur le bord. En effet cette poussée est si forte que beaucoup sont tombés du train où n’y ont pas eu leur place. Et Rio ne peut pas l’oublier car les favelas font parties du décor, elles s’entrelacent entre chaque quartier, dans chaque place qui aurait été inconstructible. Et puis, il y a tous ces gens sans abri réunies sur les places publiques ou recroquevillés sur un trottoir dans l’obscurité, dans l’oubli d’un monde qui parfois court  trop vite en oubliant de regarder derrière  lui.

Lorsque je vois ces SDF qui croupissent dans les endroits sombres du centre urbain, je me rappelle les cerfs-volants colorés des enfants des favelas, qui, perchés sur le toit de leurs modestes habitations font danser l’espoir dans le ciel de la ville.

Rio c’est donc un peu tout ça, les contrastes, les mélanges, des blancs, des noirs, des latinos, des Amérindiens. Des cultures, des histoires, des croyances, qui se sont mêlées  pour unir des gens différents de telle sorte que tout le monde puisse se retrouver un peu dans Rio. Comme si cette ville peut convenir, au moins pour un temps, a chacun s’il  a déjà sa place sur le train de Babylon ou  celui de Zion.

Julien

plus de photos de RIO: http://www.flickr.com/photos/julien-masson/

Grand Popo et après? (BENIN)

Grand popo est considérée comme la plus belle plage du Bénin. Même si l’océan est puissant et dangereux, l’étendue du sable à perte de vue, les pirogues qui attendent de prendre le large, et les cocotiers inspirent au calme et à la tranquillité. Passage obligé des touristes, point de repos des expatriés le temps d’un weekend, mais aussi l’endroit idéal pour tout jeune Béninois qui compte offrir à sa petite – ou future petite – amie un weekend de rêve.  Grand Popo, jadis petit village de pêcheurs, attire du monde, de plus en plus de monde et devient petit à petit une station balnéaire qui perd ses charmes.

Il est loin le Grand Popo de 2005 (année où je l’ai découvert). Et j’ai peur, comme beaucoup de nostalgique d’une époque où Grand Popo était synonyme d’amusement, de calme, de sérénité, de fraternité, que dans quelques années il n’y en ait plus aucune trace . Grand Popo se résumait alors en Peace and Love. Les tambours battaient le rythme enjoué par le balafon, harmonica et guitare. Les ballets passaient et repassaient, en danse, en chanson, sur échasse ou en acrobatie. On dormait là où on était et mangeait tous ensemble. Il y avait Coco Beach qui accueillait tous les rastas et ceux qui voulaient l’être le temps d’un séjour, on buvait un coup au milieu de la nuit chez Thomas, on errait sous les cocotiers ou en pirogue sur le fleuve Mono avec les hippopotames.

Huit ans après, la plage est toujours là, les cocotiers un peu, quant aux hôtels, ils se sont multipliés chacun dans son style, sans se soucier de l’Environnement ou du voisin. Les murs de béton se montent comme des châteaux de sable, et les petites paillotes roots de l’époque ont laissé place à des étages  robustes bien que posés sur du sable…

Chaque année Grand Popo perd un peu de son âme et emporte avec lui la simplicité de son village d’antan.

Ce weekend il y avait la célèbre fête de Novitcha, célébré depuis 1921 pour la Pentecôte. C’est la fête de la fraternité,  celle pour qui tous les Xwala et Xwéda (ethnies de la région de Grand Popo) , peu importe où ils ont élu domicile, se réunissent le temps d’un weekend de joie. Les djembés reprennent du volume, les trompettes, trombones et autres les accompagnent, et ensemble font danser les Popos et les invités de cette fête annuelle.

Les marques d’eau, de boissons diverses, de télécoms et autres s’en donnent à cœur joie pour distribuer leur pub et leurs business. Heureusement le tout dans une atmosphère bon enfant où chacun se souhaite bonne fête et s’échange les rires, sourires et plaisanteries les plus béninoises qu’il soit. Le temps d’un weekend peut-être que Grand Popo retrouve quelques choses de son âme.

Les pécheurs eux ne prennent pas le temps de s’amuser trop longuement, le poisson n’attend pas et est déjà bien assez rare. Avant même que le soleil n’apparaisse ils tirent les filets qu’ils ont dispersés la veille. En rythme, en chanson et dans un effort colossal, des heures durant, ils tirent les filets pour les ramener du large.

Le soleil est à son zénith, de plus en plus de monde se joint à la tache de plus en plus hard. C’est en début d’après-midi, alors que nous sommes plusieurs dizaines que nous en venons à bout. Le filet est sorti de l’eau. Mais comme chaque jour la pêche est bien maigre. En dehors d’un gros baracouda, seules des dizaines de petits poissons, juste bon pour de la friture, se trémoussent entre les quelques méduses et sachets plastiques.

Je regarde autour de moi, nous sommes plusieurs dizaines à avoir tiré les filets. Le maigre butin sera partagé en autant de familles. Déjà les femmes sont là, on leur remplie leurs bassines (à peine 5), elles les déposent sur leur tête et s’en vont déjà les vendre.

Les pécheurs n’ont pas fini la journée. Alors que d’autres sont partis en mer pour les filets du lendemain, ceux restés lavent, et enroulent les filets qu’ils viennent de tirer.

Pas de fête pour ces pêcheurs qui souffrent du manque de poisson. Mais que s’est-il passé ? Les chalutiers trop nombreux me dit-on. Ils passent et repassent au large à des distances qu’ils leur sont interdites. Les licences sont délivrées trop facilement pour les firmes de la pêche. Et puis, il y a le phosphate relâché dans l’océan au Togo voisin (15 km). Les phytoplanctons sont détruits par le phosphate, les poissons qui s’en nourrissent disparaissent. Ah vraiment ce n’est pas simple…

La côte du Nigeria est ravagée par le pétrole, une marrée noire continuelle se déverse dans le golf du Bénin depuis plus de 25 ans. Au Togo le phosphate se rabats sur les côtes, au Ghana s’est le mercure et autres métaux issus de l’électronique. Et puis il y a les ports,les plateformes pétrolières qui jaillissent,  les chalutiers etc…

Ah vraiment ce n’est pas simple… Surtout pour les habitants de cette longue côte ouest-africaine. S’étonnerons-nous encore, comme en Somalie, lorsque dans quelques années des pirates naitrons de cette côte qui souffre de notre mondialisation libérale et incontrôlée ?

Grand Popo se modernise selon certain. Elle s’adapte aux demandes des touristes. Chacun veut en tirer parti et bâti son business. Mais quel exemple suivent-ils ? Celui de nos stations balnéaires que les gens sensés se mettent à fuir ? Pourquoi ne pas anticiper et investir dans un tourisme responsable et plus humain ? Avoir un train de retard n’est pas forcément une tare mais peut être, au contraire, un avantage permettant d’ anticiper l’avenir en évitant le temps des erreurs. Mais j’ai peur qu’une grande partie de Grand Popo ait préféré au développement durable, responsable et à la conservation de la culture, un développement économique, capitaliste basé sur la rentabilité rapide et sans loi.

Bien sûr nous sommes encore loin d’un tourisme de masse et même de celui de la côte sénégalaise. Mais faut-il attendre qu’il soit trop tard pour tirer la sonnette d’alarme ? Heureusement tous n’ont pas été amadoué par la tentation, bien au contraire, conscient, et même en pleine conscience, des artistes refusent de vendre leur culture et luttent plutôt pour la conserver. La conserver, la préserver en formant la jeunesse, en revitalisant la vieillesse et en partageant leurs arts et leur culture avec tous. Sans rien attendre en retour, ils diffusent leurs connaissances et se basent sur le partage pour faire avancer le Schimlblick. Certains des plus engagées se sont réunis dans l’association du CLAN (Contes et Légendes d’Afrique Noire) et ont créé le Centre Académique des Arts Africains et d’Ecoute. Ils forment tous les enfants qui le souhaitent au théâtre  à l’art de la marionnette, à la peinture, au batik, à la musique et à la danse. Parallèlement  ils diffusent le savoir ancestrale lié aux plantes médicinales et aux tisanes. Ils organisent des spectacles et concerts régulièrement. Motivés, de bon cœur, et vraiment conscient que le monde a besoin de revivre son humanité, ils donnent toutes leurs énergies dans cette œuvre collective. (Nous préparons un reportage sur le centre).

Comme toujours, là où les choses perdent leurs valeurs, naissent des Hommes, des mouvements, des idées qui luttent pour les préserver, pour louer la Vie, pour transmettre l’Amour et aider les Hommes à redevenir Humain. Garant de ce qui peut  pousser l’humanité  à s’élever, nous ne pouvons que les encourager et surtout se joindre à eux pour participer au grand changement qui s’opère partout autour de la planète.

Malgré les interférences et l’appelle du dieu argent, Grand Popo est donc toujours, dans la conscience de beaucoup, un lieu magique qui se doit d’être préservé à tout prix. Un lieu à part où les énergies positives vont bon train et emportent avec elles les plus volatiles d’entre nous, prêt à se laisser aller.

Julien

10 bonnes raisons de visiter le Bénin!

1 : Le Bénin est un pays tranquille, stable ou l’accueil et l’hospitalité est exemplaire.

2 : Histoire : Une page importante de l’histoire de l’esclavage c’est déroulée sur la terre béninoise, entre Abomey et Ouidah. Tragédie pas si lointaine puisque vous pourrez encore voir les places ou même la cour du fort portugais dans laquelle étaient « stockés » les esclaves. Mais aussi l’arbre autour duquel ils tournaient avant d’emprunter la route  qui les menaient sur la plage de Ouidah sur laquelle s’élève aujourd’hui le modeste monument de la Porte du « Non-retour ».

3 : Culture : Nombreuses ethnies du Nord au Sud peuplent cette terre. Toutes ont leur culture et la conserve. Et puis le Bénin ne l’oublions pas est le berceau du Vodou ! Encore omniprésent et pratiqué par une très large majorité de béninois. Nombreuses cérémonies ont lieu tout au long de l’année. Le 10 janvier à Grand Popo c’est LA fête mondiale du Vodou qui rassemble les plus grands représentants de cette religion à travers le monde.

4 : Abomey : Ville centrale du royaume de Dahomey. Deux rois se battent encore le trône de la région. Vous pouvez les rencontrer tous les deux, découvrir l’histoire passionnante de cette ville et visiter les palais.

5 : Les Tata-Somba : Dans la savane du nord-ouest du pays, tout le long de la chaine de l’Atacora, se dressent comme des termitières, ces mini-châteaux forts dans lesquelles vivent les Batammariba (« les bons maçons » dans leur langue le ditamari). Un peuple d’agriculteur insoumis qui a gardé un mode de vie rudimentaire.

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Maya Bay! (THAILAND)

Le film « La Plage » avec le beau Léonardo Dicaprio a fait rêver du monde. Cette magnifique baie paradisiaque à l’eau turquoise et aux falaises abruptes plongeant dans la mer d’Andaman porte le charmant nom de Maya Bay. Pour beaucoup et notamment pour le Lonely Planète il s’agit de la plus belle plage de Thaïlande.

Si cette plage fut la plus belle de Thaïlande, c’était il y a bien longtemps… La vérité sur ce paradis terrestre a un gout bien amère. Un triste décor qui malheureusement se trouve dans beaucoup d’autres endroits. Un paradis saccagé par nous les humains. Les merveilleuses et mythiques îles de Koh Phi Phi classés parc national se trouvent être littéralement une poubelle au milieu d’une mer aussi chaude qu’un bain.

Des milliers de touristes entassés sur la petite bande de 3 km qui sépare les deux baies de Koh Phi Phi Don se trémoussent sur de la techno jetant leurs gobelets ou autres déchets sur la plage et dans la mer. Un nombre indéfinissable de bateaux font la queue pour accoster sur les minuscules plages qui abritent des singes « sauvages » apprivoisés par une foule enivrée par ce parfum d’exotisme. Au pied des majestueuses falaises de calcaires qui plongent dans l’eau chaude et transparente stationnent des dizaines et des dizaines de long tail boat, de speed boat ou autres boat bondés de touristes amateurs pour l’heure de snorkelling.

Quand à Maya Bay, le point d’honneur de ce paradis, la plage des plages, celle que tout le monde vient chercher, ce paradis perdu n’est autres qu’un amas d’ordures oubliées par les visiteurs de passages rarement gêner de se baigner au milieu de sachets plastiques et de bouteilles flottantes dans lesquelles jamais personne n’a trouvé de message quelconque à part celui de la mer et de la nature qui crie « au secours ».